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New York !

  • Pierre
  • 1 août 2015
  • 2 min de lecture

New York… Comment pouvoir décrire une telle ville, comment même pouvoir décrire les sentiments heurtés qu’elle vous inspire ? Car c’est un tourbillon ! Une vision remplace l’autre, un immeuble entièrement différent succède à celui que l’on vient de quitter des yeux, des vagues humaines fluent et refluent, les pompiers et les policiers hurlent et pleurent et se lamentent, les murs sont des télévisions de géants, il faut chercher le ciel pour atteindre les toits, et la circulation est une sculpture géante parsemée de jaunes, mouvante, bruyante et visqueuse, souvent immobile, dans un grondement permanent, obsédant. Les magasins sont toujours ouverts lorsqu’on se couche, le sont déjà quand on se lève, l’activité est incessante, une énergie intense électrise les rues. Je n’ai jamais vu une ville pareille, si haute, si diverse, si bouillonnante… Peut-être Istanbul, mais autrement… Au début, arriver à New York en bateau, c’est d’abord revivre l’histoire et les mythes. Passer sous le pont de Verrazano-Narrows et quitter l’Atlantique, voir une tâche verte illuminée dans la nuit, cligner des yeux, se demander. Mais oui, c’est bien elle, la statue de la Liberté ! Prendre quarante-cinq photos semblables, et voir Manhattan se lever dans l’aube, derrière Ellis Island, penser aux millions d’émigrants du siècle dernier, épuisés par leur longue traversée aux conditions épouvantables, prendre cinquante autres photos, les mêmes, et se dire que décidément, oui, on est dans le film… Faire le tour de la ville, voir de ses propres yeux l’Empire State building, Times square, Central Park, Grand central station, le pont de Brooklyn, l’Hudson, tous ces lieux mythiques. Mais pour décrire New York, il faudrait parler de chaque maison, et préciser pour chacune les encorbellements gothiques, les détails cachés, les symboles ésotériques, les enchevêtrements de lignes, les échelles différentes. Il faudrait détailler chacun des milliers de passants, avec son originalité propre, ses vêtements particuliers et la couleur de ses cheveux, choisir précisément entre des milliers d’origine géographique, brasser la nature propre de chacune des milliers de boutique, parler des marchands ambulants, des propositions permanentes d’achat, des millions de possibles, du dynamisme permanent. Tâche impossible… Et au delà, mesurer la profondeur de cette ville, son histoire brève. Comme le disait un guide de la ville, en se plaignant : « Il n’y a rien à dire, ici ! Je vais parler de quoi ? Tout est neuf… Montrer aux touristes où habite telle vedette ? Donner le montant de son loyer ? Il n’y a rien à dire sur cette ville… » Oui, bien sûr, mais New York est quand même un coup de poing dans les tripes, un émerveillement étrange, une concrétisation urbaine, humaine et architecturale du mouvement en soi…

 
 
 

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